Un repère dans le ciel rennais
Toujours en balade à Rennes, c’est en traversant l’avenue Jean-Janvier que mon regard s’est naturellement porté vers l’antenne qui domine les studios d’Ici Armorique et de France 3 Bretagne. Plus que le bâtiment lui-même, c’est cette structure métallique qui a retenu mon attention.
Depuis la rue, elle s’élève au-dessus des toits comme un signal. La colonne, les plateformes techniques, les poutres métalliques et les antennes dessinent une architecture entièrement dédiée à la diffusion. À contre-jour ou sous un ciel dégagé, sa silhouette se détache avec une grande précision, révélant une esthétique où la fonction devient la forme.
Cette série s’intéresse à cet objet technique souvent ignoré. Visible par tous, il fait pourtant partie du paysage quotidien sans que l’on y prête réellement attention.















Une architecture au service de la diffusion
Le bâtiment situé au 9 avenue Jean-Janvier est inauguré au début des années 1960 comme Maison de la Radio et de la Télévision de Rennes. À partir de 1963, il accueille les studios régionaux de la Radiodiffusion-Télévision Française (RTF), puis ceux de l’ORTF et, à partir de 1975, de FR3 Bretagne. Il demeure aujourd’hui le siège de France 3 Bretagne, tandis que les équipes d’Ici Armorique (anciennement France Bleu Armorique) y ont retrouvé leurs locaux après plusieurs années passées dans un autre bâtiment de l’avenue Jean-Janvier.
Dominant l’ensemble, l’antenne constitue l’élément le plus visible du site. Bien qu’elle ne soit plus aujourd’hui le principal moyen de diffusion des programmes, elle demeure le symbole d’une époque où la radio et la télévision reposaient sur un vaste réseau d’émetteurs hertziens. Sa silhouette évoque les décennies durant lesquelles les studios régionaux jouaient un rôle essentiel dans la production et la diffusion de l’information de proximité.
En photographiant cette structure plutôt que les studios eux-mêmes, cette série s’attache à l’envers du décor : les infrastructures qui rendent possible la diffusion, mais qui restent le plus souvent invisibles aux yeux du public. L’antenne devient alors bien plus qu’un équipement technique ; elle s’impose comme un repère urbain, témoin de l’histoire audiovisuelle rennaise.





