Escale à Quiberon

Après Nantes, la suite de mon escapade photographique en Bretagne me mène vers la presqu’île de Quiberon, terre de mon enfance. À bord du fameux Tire-Bouchon, mon premier arrêt se fait sur la Côte Sauvage.

Située sur la façade ouest de la presqu’île, la Côte Sauvage porte plutôt bien son nom. Ici, pas de longues plages abritées : l’océan Atlantique vient directement frapper les falaises et les rochers qui bordent le littoral. Sur plusieurs kilomètres se succèdent criques, pointes rocheuses et petites plages, avec Belle-Île-en-Mer quelque part au large.

Pas trop de houle pendant cette journée, mais les rochers et la belle couleur de l’eau offrent déjà de quoi faire quelques photos. Quelques voiliers sont également de sortie et viennent ponctuer l’horizon.

Au niveau de la pointe de Beg ar Goalennec se trouve un ancien vivier, où étaient autrefois stockés les crustacés avant leur livraison. Les anciennes installations sont encore visibles, notamment la maison du gardien, devenue depuis un restaurant portant le même nom.

Les mouettes et les goélands sont eux aussi de sortie, toujours à l’affût d’un éventuel morceau de nourriture qui tomberait par terre.

La suite de mon chemin me mène à Port Maria, au niveau du port de pêche. La plupart des bateaux de pêche sont déjà rentrés. Sardines, thons et autres poissons ont probablement rejoint la criée avant de poursuivre leur route vers les conserveries et les poissonneries.

Les couleurs des bateaux attirent forcément mon objectif. Le rouge et le bleu turquoise de certaines coques contrastent avec le bleu de l’océan et donnent un peu de couleur au port. Et, pris en flagrant délit, un goéland vient justement d’extirper un crabe de l’eau !

En se retournant, on profite d’un bel aperçu de l’océan avec Belle-Île-en-Mer à l’horizon. Beaucoup plus proche se dresse le château Turpault, construit au début du XXe siècle à l’extrémité de la presqu’île. Avec sa silhouette inspirée de l’architecture médiévale, il marque presque la frontière entre la baie de Quiberon et la Côte Sauvage.

Quiberon ne serait pas tout à fait Quiberon sans son phare, qui domine les environs du haut de ses 28,1 mètres depuis la fin du XIXe siècle. Sa coupole a été fraîchement rénovée. Cela semble d’ailleurs parfaitement convenir à la mouette qui a décidé de s’y reposer.

Enfin, dernier arrêt au Port d’Orange, à Saint-Pierre-Quiberon, où une belle rangée de barques attire mon attention. Alignées les unes à côté des autres, leurs coques aux couleurs différentes viennent rompre l’uniformité de la jetée et offrent un dernier sujet particulièrement photogénique.

Dans l’une des rues adjacentes, les poteaux électriques sont encore bien présents. Le réseau de câbles forme alors tout un ensemble de lignes qui semblent découper le ciel. Forcément, quelques dernières photos s’imposent.

Et c’est reparti vers de nouvelles aventures, toujours à bord du Tire-Bouchon.

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