
L’intelligence artificielle générative s’est invitée dans la préparation de nos cours, la correction de copies, la rédaction d’un mail un peu long à écrire.
Nous sommes beaucoup à avoir déjà pris l’habitude d’utiliser ChatGPT, Claude, Copilot ou un autre assistant grand public, sur un compte personnel, avec nos propres documents.
Mais il existe désormais une alternative pensée spécifiquement pour les agents publics, avec une promesse : rester souveraine et sécurisée.
Un assistant, mais pas comme les autres

L’Assistant est la version « grand public administratif », si l’on peut dire : accessible à l’ensemble des agents de la fonction publique, développée et hébergée par la DINUM.
On y retrouve les fonctions que l’on attend d’un assistant génératif : converser, analyser un document déposé (jusqu’à 10 Mo et 10 fichiers par message), rechercher des informations sur le web, ou encore créer un « projet » avec ses propres instructions et documents pour un usage récurrent.
Une version pensée spécifiquement pour les enseignants est par ailleurs en cours de développement, avec un déploiement annoncé au cours de l’année 2026-2027.
Vos documents ne nourrissent pas un modèle commercial
C’est l’argument central mis en avant par l’État : contrairement à d’autres IA grand public, les documents déposés dans L’Assistant ne servent pas à entraîner des modèles commerciaux.
Pour des documents de travail (une copie d’élève, un projet d’établissement, une donnée un peu sensible…) c’est une différence qui compte. Cela ne dispense évidemment pas de garder un regard critique sur les réponses produites, comme pour n’importe quel assistant génératif.
Pas de nouveau compte à créer
La connexion se fait avec son identité professionnelle, via ProConnect.
Pas de mot de passe supplémentaire à retenir, pas d’inscription à faire : vos identifiants académiques suffisent.
Une raison suffisante pour changer d’habitude ?
Je ne suis pas certain que L’Assistant remplace du jour au lendemain les outils que beaucoup utilisent déjà. Les habitudes sont prises, et un assistant plus familier reste souvent plus rapide à prendre en main.
Mais pour un usage professionnel (une copie, un document d’établissement, une donnée un peu sensible) la question mérite d’être posée : pourquoi ne pas essayer d’abord celui qui a justement été conçu pour ça ?







